Entretien avec Hao Yinru, maître de Tai chi Wu-Hao (partie 1)

Cet entretien entre Hao Yinru, Yohan Radomski et Mathieu Ayrault a eu lieu le 5 novembre 2018 à Shanghai. Mathieu l’a traduit et Yohan l’a mis en forme.

Wang Muyin est né en 1958 à Shanghai où ses parents, originaires de la province du Jiangsu, s’étaient installés. En 1978, il rencontre Hao Shaoru (1908-1983), héritier de la tradition du taijiquan de style Wu passé dans la famille Hao, et commence à étudier avec lui. Il commence à enseigner en 1981 sous le nom de poing de Hao Yinru, donné par son maître. Retraité depuis 2018, il consacre son temps à la pratique et l’enseignement du style Wu Hao.

Entretien avec Hao Yinru : première partie

Un jeune homme nommé Wang Muyin

Vous aviez tout juste 20 ans quand vous avez rencontré Hao Shaoru. Travailliez-vous déjà à cette époque ?

Je travaillais dans une entreprise qui fabriquait des ordinateurs et qui s’appelait Dong Hai Dian Nao, mais ça n’existe plus aujourd’hui.

Est-ce que vous aviez déjà étudié la taijiquan avant ?

Oui, mais très peu, j’avais étudié le style Yang pendant 3 mois.

Pourquoi est-ce que vous avez commencé le taijiquan et pas le ping-pong, par exemple?

Parce que j’aime les arts martiaux. Depuis l’enfance, cela m’avait toujours intéressé. Il n’y en avait pas à l’école.

Mais j’ai vu ça dans un club formé par des employés d’une usine de produits chimiques et à force de les regarder s’entraîner au taijiquan, j’ai commencé à aimer ça. Mais à ce moment-là, je ne comprenais pas ce que c’était vraiment.

Je voyais que cette pratique était bonne et donc je croyais que ces gens qui le pratiquaient avaient développé du gongfu [savoir-faire].

La rencontre avec Hao Shaoru

Comment avez-vous rencontré Hao Shaoru ?

Comme je m’intéressais au taijiquan, quelqu’un m’a parlé de lui. Il enseignait dans le parc pas loin de l’endroit où je travaillais. J’y suis allé plusieurs fois sans le trouver. En fait, il était parti à Xi’An à ce moment-là et c’est quand il est revenu que je l’ai rencontré.

C’était en été et je suis allé l’écouter durant plusieurs mois et à force de l’écouter je commençais à comprendre un peu. A ce moment-là, je faisais les trois-huit.

Mon professeur allait au parc très tôt le matin, donc il fallait aussi y aller le matin. Alors, pendant un temps, je n’arrivais pas à entrer dans la pratique.

Et enfin, le 6 décembre 1978, j’ai décidé d’étudier  franchement le taijiquan avec mon professeur.

Quel genre de personne était Hao Shaoru ?

C’était un homme qui avait des convictions. Pourtant il n’était pas très éduqué mais quand tu l’écoutais, tu étais admiratif. Il était très humble aussi, il n’aimait pas parler de lui et ne parlait jamais pour rien dire.

Cette qualité morale est extrêmement valable à mes yeux.

Par contre, quand je l’ai rencontré, je ne comprenais pas ce qu’il disait parce qu’il parlait le dialecte de Yongnian dans le Hebei.

Mais à force d’étudier avec lui, ce problème a disparu. Et après, quand il parlait du taijiquan, tu ne pouvais être qu’admiratif.

Du coup, j’ai décidé de ne plus aller ailleurs et c’est comme ça que j’ai commencé à suivre mon professeur.

Dans le milieu du taijiquan, il était quelqu’un de très érudit, la profondeur de ses connaissances était formidable.

Quand il enseignait la théorie, il pouvait non seulement en parler aisément mais montrer aussi par les actes ce qu’il enseignait.

Il était le seul professeur à pouvoir faire ce qu’il disait dans ses enseignements.

Combien de fois par semaine le voyiez-vous ?

Quand j’ai commencé, mon professeur allait au parc Nanyang trois ou quatre fois par semaine. Mais ce parc n’existe plus, ils ont construit des hôtels et des maisons là-bas maintenant. C’était derrière Nanjing Road.

L'entraînement dans le style Hao

Comment était la pédagogie de Hao Shaoru ?

On commençait directement par l’enchaînement.

Sans exercices préparatoires, la Posture de l’Arbre (Zhan zhuang) ou autres ?

Zhan Zhuang n’est pas enseigné dans la tradition du style Wu Hao. On commençait par l’enchaînement, c’est l’exercice préparatoire le plus important. Tout est dans l’enchaînement.

Est-ce que vous faisiez du tuishou en même temps ?

Non, il faut s’entraîner un moment à l’enchaînement avant de commencer la pratique du tuishou. Comment tu veux faire autre chose si tu ne comprends pas assez bien l’enchaînement ?

A l’époque, il y avait aussi pas mal de gens qui venaient s’entraîner en s’amusant et il n’est resté finalement que ceux qui étaient vraiment sérieux dans la pratique.

Est-ce que Hao Shaoru montrait des applications ?

Si c’était au parc, il parlait de la théorie en l’appliquant directement. S’il y avait des problèmes il les corrigeait tout de suite. Il n’enseignait pas que des mouvements comme beaucoup d’autres profs de l’époque.

Il y avait un équilibre entre théorie et pratique, ce n’était pas de la gymnastique. Sans la théorie du taijiquan, ce ne sont que des mouvements comme ça, c’est de la gymnastique.

Question d'argent

Est-ce que vous donniez de l’argent à Hao Shaoru pour étudier avec lui ?

Bien sûr, au début, il fallait payer les cours. Mais plus tard, il ne voulait plus que je paie.

A ce moment-là, ça représentait combien à peu près ?

Ce n’était pas beaucoup, à cette époque les salaires étaient très bas ! Je lui donnais 2 ou 3 yuans, le salaire de l’époque n’était que de quelques dizaines de yuan.

C’était 2 ou 3 yuan par cours ?

Non non, c’était par mois. Quand j’ai commencé à m’entraîner avec mon professeur, je gagnais à peine plus de 20 yuans par mois.

Le salaire mensuel moyen à l’époque c’était combien ? 20, 30 yuans par mois ?

Oui, à peu près. Mais en fait dans cette branche, la plupart des maîtres étaient riches, cette culture, c’est une culture de personnes riches.

Comment Hao Shao Ru pouvait-il compter sur son salaire de professeur de taijiquan pour manger ?

Il y avait eu un moment où il avait dû travailler à l’usine. Mais à l’origine, pour des personnes comme mon professeur, leur spécialité c’était juste professeur d’arts martiaux.

Tout a changé après la Libération [la fondation de la République populaire de Chine en 1949]. Avant la Libération, ils étaient tous patrons, ils avaient de l’argent parce qu’ils avaient une place importante dans la société.

Donc avant et après la Libération, ça a été deux mondes différents.

Disciples, élèves et cie

Est-ce que Hao Shaoru acceptait des disciples s’il voyait que certains des élèves étaient motivés et persévérants ?

Après la Libération, il n’acceptait plus de disciples. Avant 1949, il avait accepté quatre disciples, ses seuls disciples.

Est-ce que c’était à cause des circonstances de l’époque ou bien est-ce que c’était de sa volonté personnelle de ne plus accepter de disciples ?

Ça, je ne sais pas trop. De toute façon maintenant, on n’en parle plus de cette tradition de recevoir des disciples.

Est-ce qu’il enseignait les mêmes choses si l’apprenant était un élève ou un disciple ?

Non, mon professeur adaptait son enseignement selon trois types de personnes : les élèves, les amis passionnés par l’art martial et les disciples.

Vous êtes son disciple ?

Non, je ne peux pas dire ça car je ne suis pas passé par la tradition du baishi [cérémonie rituelle où un maître accepte un disciple].

Je n’ai jamais fait ce genre de chose. J’étais plutôt comme son fils. Mais l’enseignement que j’ai reçu correspond à celui donné à un disciple.

Le nom de poing Hao Yinru

Vous vous appelez Wang Muyin. Pourquoi portez-vous le nom de poing Hao Yinru ?

Parce qu’à l’époque, mon professeur voulait me considérer comme son fils pour que son art perdure. Il n’avait pas de fils, il voulait que je continue la lignée.

Alors il m’a fait venir chez lui pour m’adopter, pour que je devienne son fils au regard de la loi. Mais l’administration a refusé que je devienne son fils.

Alors, il m’a renommé Hao Yinru et m’a dit d’utiliser ce nom pour la pratique du poing. Le caractère Yin vient de mon prénom et le caractère Ru de son prénom.

A l’époque, il était de la 3ème génération dans la lignée Hao. Ce style est un art de la famille Hao. Donc il m’a nommé pour être de la 4ème génération.

C’est pourquoi quand je participe à des activités autour des arts martiaux, je me présente comme Hao Yinru.

Alors est-ce qu’on peut dire que vous représentez aujourd’hui le style Hao en Chine ?

Non, je ne pourrai jamais dire ça. Cette qualification, ça regarde les autres, pas moi. Ça n’a aucune utilité de dire ça de soi-même.

Mon professeur par exemple n’a jamais voulu se reconnaître comme étant représentant du style. Ce genre de considération, c’est juste l’opinion des autres qui l’affirme ou pas.

Mais le fait que Hao Shaoru vous donne ce nom, est-ce que ça n’a pas créé chez les autres certaines émotions ?

Oui, en effet … Certains n’ont pas pris ça très bien quand ils ont appris la nouvelle. C’est normal.

Ce qui signifie que Hao Shaoru vous considérait différemment des autres élèves ?

Oui, c’est sûr.

Les autres élèves de Hao Shaoru

Qui étaient les élèves qui pratiquaient avec Hao Shaoru à l’époque ? Est-ce que c’était des jeunes comme vous ? Ou des gens qui venaient pour leur santé ?

Non, la plupart des gens venaient pour entraîner leur gongfu [acquérir un savoir-faire, une certaine maîtrise]. Après, ils y arrivaient ou pas, c’était leur affaire.

Entraîner son gongfu et entretenir son corps, ce sont deux choses différentes. Pour s’entraîner au gongfu, il faut déjà avoir une bonne condition physique. Est-ce que tu es assez technique ? As-tu les bonnes méthodes pour apprendre ? As-tu l’intelligence suffisante ? Parce que dans ce style, il faut réfléchir pour progresser.

Une autre condition, est-ce que tu as assez de temps libre pour t’entraîner ? Comme par exemple mon professeur. C’était un spécialiste dans son art mais après la Libération, il n’avait plus de travail, il n’avait plus d’argent, parce que personne n’avait plus d’argent pour apprendre.

Si tu veux vraiment entraîner ton gongfu, tu dois pratiquer à la manière d’un spécialiste. C’est-à-dire que c’est ton activité principale. C’est seulement comme ça que tu peux développer un bon gongfu.

Du coup, après la Libération, c’était très difficile d’enseigner, donc les gens qui venaient étaient principalement là pour faire des exercices physiques.

Mais si on prend votre exemple, vous êtes passionné par le gong fu, est-ce qu’il y avait d’autres personnes comme vous à l’époque ?

Bien sûr qu’il y en avait, mais le problème c’était : est-ce que leur professeur les appréciait ? Est-ce qu’il avait envie de leur enseigner quelque chose ?

C’est pourquoi si une personne se vante qu’avec son professeur il a appris telle ou telle chose, en général ce sont des choses très basiques de la culture chinoise.

Est-ce que leur professeur leur a appris la profondeur de la culture chinoise ? Ça, personne n’en parle.

La culture chinoise, c’est une chose qui se passe de génération en génération, c’est pas en regardant comme ça vite fait que tu comprends.

Notre art, c’est seulement quand tu as été initié que tu peux espérer comprendre. Si tu ne fais pas ça, tu ne peux pas comprendre.

Ce que tu vas lire dans les livres ça va t’induire en erreur.

Ceux qui se vantent d’avoir étudié une multitude de techniques font souvent ça pour l’argent. Mon professeur ne disait jamais « tu étudies bien » ou se vantait autour de lui de son enseignement.

Un bon professeur ne se vante pas de ce qu’il enseigne.

Dans le cas contraire, c’est juste qu’il raconte n’importe quoi pour se faire grandir ou pour gagner de l’argent.

De toute façon maintenant, avec la technologie, tu peux trouver toutes les techniques et tous les mouvements sur Internet.

Mais du premier coup d’œil, tu sais tout de suite ce qu’il en est. Pas besoin de parler d’art interne, tu regardes juste si les mouvements sont corrects.

L'enseignement du style Hao

Est-ce que vous avez rencontré d’autres élèves de Hao Shaoru qui ont enseigné par la suite, comme Chen Guofu ou Li Weiming ?

Oui, je les ai tous rencontrés. Chen Guofu, moins que les autres, une ou deux fois, on n’a pas plus échangé que ça.

Li Weiming apprenait dans un autre endroit, on n’étudiait pas ensemble. A ce moment-là, mon professeur avait enseigné le tuishou pendant trois mois au Gymnase de Shanghai, c’est là qu’on s’était rencontrés.

On ne se connaissait pas avant. Après cet épisode, on a parfois échangé.

Dans les années 80, est-ce qu’il y avait des élèves de Hao Shaoru qui enseignaient aussi ?

Non. Le seul spécialiste de cet art qui enseignait en Chine à l’époque c’était mon professeur. Il était le seul à vivre de cet art, il ne faisait que ça, il ne travaillait pas.

Mais après sa mort, une quantité importante de professeurs est apparue et ils ont tous commencé à enseigner le style.

Est-ce que c’était parce que Hao Shaoru n’autorisait pas les autres à enseigner ?

Non, il n’a jamais interdit à qui que ce soit d’enseigner. C’est simplement que personne ne pouvait comparer son gongfu au sien. Et donc personne n’osait enseigner.

Quand est-ce que vous avez commencé à enseigner et pourquoi ?

J’ai commencé en 1981. Mon professeur est tombé malade du coup il n’avait plus de travail puisque c’était son gagne-pain. Donc je l’avais remplacé pour continuer les cours et je lui reversais tout l’argent que je collectais.

Est-ce que vous avez continué à enseigner après sa mort ?

Depuis 1981, je n’ai jamais arrêté d’enseigner. Et tous ceux que j’ai enseignés sont venus d’eux-mêmes.

Vos élèves étaient tous à Shanghai ?

Non, il y en avait d’autres provinces aussi, dans le Hunan, le Hebei. J’y allais ou c’était eux qui venaient me chercher.

Le livre de 1992 sur le style Wu Hao

Un livre sur le style Wu Hao est sorti en 1962 et un autre en 1992. Quelles sont les différences entre le premier et le deuxième livre ?

Le premier livre regroupe ce que mon professeur avait appris de son père, notamment les mouvements et les formes.

Ce sont les étudiants de mon professeur qui l’ont aidé à faire ce livre et dans ce premier livre, il y avait des erreurs à propos des notions xu shi [notion de vide et de plein, notamment pour la jambe d’appui], il y avait des inversions, quand c’était xu ça devait être en fait shi et vice-versa.

Ça a été corrigé dans le deuxième livre et il est un peu plus détaillé.

Mais le plus important, c’est de transmettre les connaissances de mon professeur. Il manquait beaucoup de thèmes abordés dans le premier livre.

Le deuxième livre est plus complet. Le premier livre parle majoritairement des connaissances de Wang Zongyue, Li Yiyu, Wu Yuxiang et Hao Yueru alors que le deuxième livre rassemble plutôt les connaissances de mon professeur.

Mais Hao Shaoru ne pouvait pas publier ce livre de son vivant ?

Il n’a jamais réussi à finaliser vraiment ce livre. Ses élèves n’avaient pas vraiment fait le travail qu’il attendait d’eux. Ce n’était pas écrit correctement et la maison d’édition a refusé de publier.

Donc j’ai repris le travail plus tard mais je ne savais pas trop comment faire, je ne pouvais pas écrire n’importe comment, il a d’abord fallu que je me forme à l’écriture.

Qui vous avait confié ce travail ? Est-ce que c’était Hao Shaoru lui-même ou sa femme ?

Quand Hao Shaoru est mort, son livre n’avait toujours pas été accepté par la maison d’édition. Ses élèves se battaient pour avoir leur nom au dos du livre.

Le problème c’est qu’à ce moment-là, je ne savais pas bien comment écrire. J’ai dû aller étudier et revenir après pour finir le travail.

Donc c’est de votre propre chef que vous avez repris ce travail d’écriture du livre ?

Oui, les élèves faisaient tellement mal ce travail que j’ai dû finaliser le livre.

La mort de Hao Shaoru

Que s’est-il passé à la mort de Hao Shaoru en 1983 ?

Sa mort a bien sûr eu un impact important. D’abord, personne ne pouvait plus enseigner son gongfu, personne ne pouvait plus prétendre à avoir un gongfu égal au sien.

C’est comme si un arbre gigantesque venait de tomber. Plus personne ne pouvait voir un tel gongfu.

Tous les spécialistes des arts martiaux de son époque avaient un gongfu incomparable face aux pratiquants de maintenant.

Maintenant, les pratiquants sont devenus idiots tout simplement parce qu’il n’y a plus cette occasion quotidienne d’être un spécialiste d’arts martiaux comme ils pouvaient l’être avant.

Aujourd’hui l’argent et le travail sont trop importants pour que les gens passent leurs journées à s’entraîner. Avant ils ne faisaient que s’entraîner, ils ne faisaient rien d’autre. Il n’y a que comme ça qu’on peut avoir un pur gongfu.

Donc maintenant en Chine, on perd beaucoup de choses d’une génération à une autre. Avant, ils n’avaient pas besoin de travailler, ils étaient assez riches pour s’entraîner tout le temps.

C’est une transmission qui s’est petit à petit désagrégée avec les ruptures entre les générations.

Mais ce n’est pas seulement dans les arts martiaux, cette catastrophe est valable pour toute la culture chinoise. C’est comme construire un temple dans les règles de l’art, plus personne ne sait faire.

Après la mort de Hao Shaoru, il est impossible de conserver ce genre de pur gong fu ?

Maintenant, les gens doivent travailler, c’est une autre époque, c’est comme ça.

On peut toujours s’entraîner, mais c’est extrêmement difficile, voire impossible d’atteindre le niveau des anciens maîtres.

Pour lire la 2ème partie de l’entretien, cliquez ici.

Retrouvez plus d’infos sur le style WuHao grâce au blog de Yohan Radomski et Grégory Cros en cliquant ici : Tai chi Wu Hao

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LEMBERGER
Invité

Merci pour cet entretien et la traduction, j’aime beaucoup cette philosophie de vie, quelle chance de pouvoir rencontrer des personnes comme ça. Merci du partage.

cyrill perrichard
Invité
cyrill perrichard

Article très intéressant.