Résident en Chine depuis 2008 et passionné d’arts martiaux, j’ai commencé mon étude des arts du combat à 18 ans, dans un petit club de province, à Poitiers, le club Hoa Linh Bac Tru Quyen.

Voici mon histoire.

de 2002 à 2004 : J’étais en échec scolaire, j’avais l’impression que je n’étais pas fait pour le monde de la mécanique et des engins de Travaux Publics, pour lequel j’ai préparé puis raté un BTS. Ça a été ensuite la descente aux enfers, les petits jobs par intérim ne me rapportaient rien de financier ni d’intellectuel, les soirées de fête qui n’en finissaient plus, les relations malsaines qui me tiraient vers le bas. Le club de Kungfu vietnamien de Poitiers m’a été d’une aide inestimable afin d’éviter le pire et m’a permis de sortir de la galère plus fort que jamais. J’ai alors décidé de partir « loin » de chez moi et j’ai déménagé pour Montpellier pour y commencer en septembre 2006 une licence de Langue, Littérature et Civilisation Étrangère spécialisée chinois. J’y ai continué les arts martiaux dans le club Omitofa.

2008 : J’arrive en Chine lors des JO de Pékin pour finir ma licence. Je suis le seul de ma promotion à avoir participé au programme d’échange interuniversitaire proposé par le département de chinois de la fac Paul Valéry, mes camarades ne se disaient pas prêts pour l’aventure. Mes études se sont poursuivies à Dalian, dans le nord de la Chine.

2009 : Je suis diplômé, reviens 1 mois en France pour des formalités puis retourne immédiatement en Chine, à Shanghai cette fois-ci.

2011: Je tourne comme un lion en cage depuis 2 ans car je n’ai pas trouvé d’endroit pour m’entraîner, cela fait déjà trop longtemps que je n’ai pas pratiqué. Je parcours les réseaux sociaux locaux et tombe enfin sur un wuguan (équivalent chinois des dojo japonais) dans lequel je rencontrerai quelques mois plus tard mon maître actuel.

Aujourd’hui : Je vis à Shanghai et connais désormais très bien cette ville. J’y ai ma famille, mes amis, mon travail. Mais le plus important est que j’y vis tous les jours le rêve qui m’anime depuis enfant : pratiquer des arts martiaux authentiques qui malgré tout sont en évolution.

Ce que j’aimerais partager avec vous et avec ce monde :

  • Des moyens pour vous sentir au contrôle de votre santé
  • Des astuces de la vie de tous les jours pour vous entraîner dans n’importe quelle situation
  • Des preuves que les arts martiaux sont excellents pour la santé physique et mentale
  • Des connaissances sur la Chine contemporaine
  • Vous montrer par mon exemple qu’il n’est jamais trop tard pour vivre son rêve

Je suis Mathieu Ayrault, disciple de l’école Ming Yue de Shanghai depuis 2011. La pratique de mon école est principalement issue du Neijia Quan, art martial traditionnel chinois qui regroupe la plupart des arts internes tels que le Tai chi chuan, le Xing yi quan et le Ba gua zhang. La recherche de l’origine des arts martiaux chinois est le nerf central de l’école Ming Yue, ainsi nous réfléchissons constamment aux applications des techniques internes en combat réel (avec protections). Le moteur de notre art réside dans les notions véhiculées de générations en générations d’artistes martiaux depuis les temps immémoriaux. Les gens à Shanghai nous considèrent comme « la jeunesse ravivant les arts traditionnels ».

Quelques grands noms de la civilisation chinoise pré-communiste sont à l’origine de l’école Ming Yue de Shanghai. Ainsi pour les 3 grandes branches des arts internes, nous devons citer pour le Xing Yi Quan les grands maîtres Shang Yun Xiang et Sun Yong Chun ; pour le Ba Gua Zhang les grands maîtres Cheng Ting Hua, Cheng You Long et Cheng Shu Hua ; pour le Tai Chi Chuan les grands maîtres Yang Cheng Fu, Cui Yi Shi et Huang Yong De.

Dès 1966, la Chine Maoïste entre dans une période noire qui va durer 10 ans et pendant laquelle les arts martiaux traditionnels sont déclarés hors-la loi. A cause de cette Grande Révolution Culturelle orchestrée par Mao et ses conseillers, il est peu probable de trouver encore aujourd’hui des maîtres détenant tous les secrets des arts martiaux traditionnels chinois comme ont pu le faire les grands maîtres cités ci-dessus (Et j’en passe – Sun Lu Tang, Xue Dian, Guo Yun Shen, Wang Xiang Zhai, …).

C’est pourquoi il est aujourd’hui crucial d’étudier avec l’œil critique du bon sceptique les arts martiaux traditionnels chinois afin de les revisiter et de les adapter au 21ème siècle. Je vous invite à découvrir, revisiter, réanimer les arts traditionnels chinois à travers la pratique que je vous propose aujourd’hui.

Le monde change à partir de l’instant où on décide de changer de vie. C’est ce que j’ai fait et j’espère pouvoir vous faire goûter à cette joie.

Mathieu Ayrault

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